Carence en plasminogène

Qu’est-ce qu’un déficit en plasminogène?

Chez tous les patients présentant un déficit en plasminogène, les taux plasmatiques de plasminogène sont nettement réduits.1 Le plasminogène est une protéine naturelle synthétisée par le foie et qui circule dans le sang. Le plasminogène activé, appelé plasmine, est un composant enzymatique du système fibrinolytique et le principal enzyme impliqué dans la lyse des caillots et la clairance de la fibrine extravasée.2 Le plasminogène contribue également à la cicatrisation des blessures, à la migration cellulaire, au remodelage tissulaire, à l’angiogenèse et à l’embryogenèse.3

Les patients peuvent naître avec une incapacité à produire naturellement suffisamment de plasminogène, une condition appelée déficience en plasminogène de type 1 ou hypoplasminogénémie.

La manifestation clinique la plus commune et la plus visible associée au DCP e st la conjonctivite ligneuse, qui est caractérisée par des excroissances épaisses et ligneuses au niveau de la conjonctive de l’œil. Si elle demeure non traitée, la conjonctivite ligneuse peut produire des lésions de la cornée et possiblement conduire à la cécité. Ces excroissances ligneuses tendent à réapparaître après exérèse, ce qui nécessite ainsi de nombreuses procédures chirurgicales.

Bien que la conjonctivite ligneuse soit la lésion la plus caractérisée et la plus visible du déficit congénital en plasminogène, cette maladie est multisystémique et peut aussi affecter les oreilles, les sinus, l’arbre trachéobronchique, l’appareil génito-urinaire et les gencives. Les lésions trachéobronchiques incluant des sécrétions hypervisqueuses peuvent conduire à une détresse respiratoire. L’hydrocéphalie, une condition liée au dépôt de fibrine dans le système ventriculaire cérébral, a également déjà été signalée chez des enfants atteints de DCP.

L’efficacité et l’innocuité du RyplazimMD (plasminogène) sont principalement basées sur un essai clinique ouvert, à un seul bras (sans aveugle) portant sur 15 patients adultes et pédiatriques présentant en déficit en plasminogène de type 1. Tous les patients ont reçu RyplazimMD administré tous les deux à quatre jours pendant 48 semaines. L’efficacité de RyplazimMD a été démontrée par une amélioration d’au moins 50% de leurs lésions chez les 11 patients qui présentaient des lésions au départ, et par l’absence de lésions récurrentes ou nouvelles chez l’ensemble des 15 patients au cours des 48 semaines de traitement.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés par les patients ayant reçu RyplazimMD étaient des douleurs abdominales, des ballonnements, des nausées, des saignements, des douleurs dans les membres, de la fatigue, de la constipation, une sécheresse de la bouche, des maux de tête, des étourdissements, des douleurs articulaires et des maux de dos.

Par l’entremise de sa filiale américaine Prometic Biotherapeutics Inc., la Société a soumis, auprès de la Food and Drug Administration (FDA), une nouvelle demande d’homologation en septembre 2020 pour le traitement de patients atteints d’hypoplasminogénémie . Le 4 juin 2021, la FDA a approuvé RyplazimMD premier médicament approuvé pour le traitement de la déficience en plasminogène de type 1.

Le RyplazimMD avait précédemment reçu de la FDA la désignation de médicament orphelin et de maladie pédiatrique rare pour le traitement de la déficience congénitale en plasminogène.

Quelques publications pertinentes :

Shapiro, A. et al., « Plasminogen replacement therapy for the treatment of children and adults with congenital plasminogen deficiency », Blood (2018) Mar 22;131(12) : 1301-1310.

Shapiro, A. et al., « An international registry of patients with plasminogen deficiency (HISTORY) », Haematologica (2020) Mar; 105(3) : 554-561

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site ClinicalTrials.gov (en anglais seulement).

*RyplazimMD est un médicament approuvé par la FDA, aux Etats-Unis, pour la déficience en plasminogène de type I. Pour de plus amples informations sur la sécurité du RyplazimMD , veuillez consulter le site de la FDA en cliquant ici.

Références:

  1. Tefs K, Gueorguieva M, Klammt J, et al. Molecular and clinical spectrum of type I plasminogen deficiency: a series of 50 patients. Blood. 2006;108(9):3021-3026.
  2. Collen D, Ong EB, Johnson AJ. Human plasminogen in vitro and in vivo evidence for the biological integrity of NH2-terminal glutamic acid plasminogen. hromb Res. 1975;7(4):515-529.
  3. Castellino FJ, Ploplis VA. Structure and function of the plasminogen/plasmin system. Thromb Haemost. 2005;93(4):647-654.